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  • 14 Voix pour Haïti

    14 voix pour Haïti
    14 enfants des écoles de Chelles ont été sélectionnés pour interpréter 14 chansons et enregistrer un CD ...

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Restavek

Couverture du livre restavek
 
Restavek, un ouvrage bouleversant, témoignage de ce qu’a vécu Jean-Robert Cadet enfant. Il faisait alors partie de ceux qu’on appelle les « restavek », littéralement « reste avec [ton maître] ». Des enfants esclaves, contraints à rester avec une famille qui les exploite, les bat, les utilise comme domestiques, dormant souvent à même le sol et mangeant les restes.

À l’origine, ces enfants sont confiés par leurs parents, à une famille plus riche. Les parents sont assurés que leurs enfants iront à l’école, ce qu’ils ne peuvent leur offrir. Ils auront une meilleure vie. Dans la réalité, ils sont privés de leurs droits élémentaires – jouer, être éduqués, s’exprimer. Du matin au soir, ils s’affairent aux tâches ménagères, entretiennent la cour, vont faire les courses au marché et chercher de l’eau. Cette tâche est particulièrement difficile car il n’y a pas d’eau courante. Ils parcourent des kilomètres avec des seaux d’eau, parfois sans chaussures, car leurs « maîtres » ne veulent pas leur en acheter.

« De l'âge de 6 ans jusqu’à 16 ans, j'ai passé mes journées à aller chercher de l'eau dans des seaux qui pesaient 20 kilos. On peut faire jusqu'à 15 voyages par jour pour avoir de l'eau » raconte Jean-Robert au journaliste Hervé Brival.

Comme leurs familles sont pauvres, ces enfants souvent n’ont pas de papiers d’identité, or les écoles en Haïti refusent les enfants sans papiers. Sans éducation, ils n’ont aucun avenir, ils restent condamnés à une vie de misère.

Ceux qui ont la chance d’avoir l’autorisation de leurs maîtres pour aller en classe dans la journée repartent très vite, car ils ont trop à faire en rentrant. Ils ne pourront pas effectuer leurs devoirs. C’est ainsi qu’ils voient s’échapper leurs rêves.

Jean-Robert n’a pas pu aller à l’école. Pire, raconte-t-il, sa maîtresse le « prêtait » à la voisine quand sa bonne était absente, pour qu’il emmène son fils à l’école. Un souvenir particulièrement humiliant.

D'après certaines organisations, comme l'UNICEF, il y aurait plus de 300 000 restaveks en Haïti. Leur nombre reste difficile à évaluer.
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

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